• Films japonais

    Description


     

    Le cinéma japonais est l'un des plus prolifiques puisque l'archipel nippon est au troisième rang mondial en nombre de films produits.

    D'un point de vue occidental, la partie émergée de son iceberg consiste à citer Godzilla, les films de samouraïs ou d'époque, ou encore Takeshi Kitano.

    Mais cela serait oublier la vastitude et la variété du cinéma japonais dans son ensemble, parfois sybillin mais toujours accrocheur.

    Attention : ne sont pas inclus dans cette catégorie les drama ou les longs-métrages d'animation, mais bien uniquement les films en prises de vue réelle.


     

     

     

    Les 8 films japonais qu'il faut avoir vus ! 

     

    Etablir une courte liste des meilleurs films japonais est bien entendu une gageure. Toutefois, pour alimenter ce sujet que je n'aborde pas autant que je le voudrais sur Kanpai, je vous propose une liste de huit films japonais à voir absolument. Ils peuvent être cultes par leur réussite technique, scénaristique, par leur nombre d'entrées ou l'influence qu'ils ont eu au Japon ou à l'international. Bien entendu, cette liste possède une part de subjectivité et n'a pas vocation à être absolue. La liste des films qui suit est classée par ordre alphabétique.

     

     

    7 Samurai (Akira Kurosawa - 1954)

     

    Les Sept Samourais est souvent considéré comme le film le plus abouti de toute l'oeuvre d'Akira Kurosawa. S'il a participé à l'évolution notable du cinéma au Japon, il a inspiré ensuite de nombreuses autres productions. Près de soixante ans plus tard, on le cite encore en exemple, tant dans le déroulement de son intrigue sentimentale, que dans le filmage précis des combats. Pas étonnant qu'il soit régulièrement nommé comme meilleur film de samurais de tous les temps.

     

     

    Audition (Takashi Miike - 1999)

     

    Dans la filmographie fournie du très prolifique Takashi Miike, Audition s'est forgé une réputation à part, notamment pour le caractère absolument marquant de sa séquence finale, violente dans tous les sens du terme. Considéré comme l'un des films d'horreurs les plus réussis de l'histoire, il exploite à merveille le huis clos oppressant pour aller jusqu'à des scènes de torture presque insoutenables. Dans son genre, Audition est définitivement une référence.

     

    Battle Royale (Kinji Fukasaku - 2000)

     

    Battle Royale a très fortement marqué l'année 2000 par son positionnement jouant sur l'anticipation provocante. Dans un futur où la violence des jeunes a atteint un seuil critique, une classe de lycée est emmenée sur une île où les élèves devront s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. S'il a suscité une controverse pour son propos et sa violence (pourtant graphique), en particulier au Japon, il reste une lecture éminemment intéressante de cette société japonaise qui évolue et doit faire face à des problèmes nouveaux. Doit-on ajouter qu'il est, en plus, l'un des films cultes de Quentin Tarantino ? Battle Royale reste aussi important que sa suite (réalisée par son fils après la mort de Fukasaku) est médiocre.

     

    Godzilla (Ishirô Honda - 1954)

     

    Il s'agit là, peut-être, plutôt d'une série de films que de l'un d'entre eux en particulier. Imaginé dans les années 1950, Godzilla cristallisait alors les relations tendues entre les gouvernements japonais et américain, ainsi que la difficulté pour le Japon de vivre dans le contexte post Seconde Guerre Mondiale. Les bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki ne sont pas, contrairement à une idée reçue, responsables de l'existence du monstre, mais elles s'impliquent dans son réveil. A lire, pour en savoir plus : Godzilla, monstre culte et films kitsch.

     

    Hanabi (Takeshi Kitano - 1997)

     

    Hanabi est un peu le film central, en tant que réalisateur, de l'omniprésent "Beat" Takeshi Kitano. Il y joue les gros durs : un flic très limite dans sa définition de la justice, confronté à la mort et au sens de l'existence. En résulte un essai d'interprétation incroyable, qui a permis à l'artiste de se faire connaître du monde occidental. On aurait pu citer L'été de Kikujirô ou bien d'autres dans cette liste, tant Kitano s'inscrit dans notre définition du cinéma japonais.

     

    Nobody Knows (Hirokazu Kore-Eda - 2003)

     

    A sa sortie, Nobody Knows avait ému l'opinion, car le film s'inspire d'un fait divers survenu au Japon. Quatre enfants sont progressivement délaissés par une mère de plus en plus absente, jusqu'à l'abandon. La fratrie de jeunes enfants doit donc s'auto-gérer dans un quotidien qui devient de plus en plus compliqué. Extrêmement touchant, Nobody Knows est interprété avec énormément de justesse et filmé avec maestria par son réalisateur.

     

    Ring (Hideo Nakata - 1998)

     

    Ring a su très rapidement s'imposer comme une véritable référence et dépoussiérer le genre du film d'horreur. Sa sortie a eu un impact tellement retentissant que plusieurs suites et des remakes américains en ont été dérivés. D'aucuns disent que cela a entaché le nom de Ring, roman a succès dont sont tirés les films. Reste que l'intrigue originale, selon laquelle une vidéo maudite provoquerait la mort pile 7 jours après, reste terrifiante dans cette production où la simplicité n'a d'égale que la maîtrise filmique.

     

    Voyage à Tokyo (Yasujirô Ozu - 1953)

     

    Dernière étape de notre sélection, Voyage à Tokyo / Tokyo Monogatari illustre l'éclatement du système familial traditionnel japonais, où l'on vit tous sous le même toit et les générations s'entraident. Empli de nostalgie, ce long-métrage a pris une grande importance culturelle dans sa manière qu'il a de dépeindre les évolutions de la société japonaise, ainsi que les relations entre parents et enfants qui choisissent de vivre leur vie dans un quotidien éloigné. La fin du film, en particulier, s'avère terriblement touchante.

     

     

     

     

     

     

    D'autres films cultes du Japon ou sur le sujet du Japon


    Évidemment, impossible de tout caser dans cette courte liste de huit films. En voici donc, en bonus, quelques-uns supplémentaires :

    • Ran, Rashomon, Le Goût du Thé... et beaucoup d'autres grosses références
    • Tokyo Sonata et sa vision du modèle familial moderne, face à la place d'un père qui perd travail et repères ; à voir ne serait-ce que pour l'éblouissante séquence finale
    • Lost in Translation pour un regard extrêmement pointu sur la société japonaise, vue par le prisme de deux étrangers dans tout ce que cela implique
    • Babel, en tout cas sa partie Japon, qui ouvre sur la crise d'adolescente d'une jeune sourde-muette dans la capitale électrique japonaise

     

    Vous pouvez également consulter mon article Les 10 films d'animation japonais indispensables.

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    Autant de films à (re)voir !

    A vous de commenter et compléter ces listes, dans les commentaires ci-dessous.

    Kenpai.